Histoire (version longue !) de l’association

C’est au début du XXe siècle que naît l’association Gilles de Retz (GdR) et plus précisément en mars 1911. Elle a été fondée « dans le but de donner de saines distractions aux jeunes gens » (c’était une autre époque…) et propose une activité unique de gymnastique.

En 1913, un premier concours de musique est organisé à Machecoul. Ensuite la batterie fanfare de la Gilles de Retz connaîtra des fortunes diverses.

Elle est tout d’abord dirigée par l’Abbé Baconnais et les différents vicaires qui lui ont succédé puis à partir de 1931 par M. Herniou. Après une longue période de succès, tant au niveau du nombre des membres que du point de vue des performances réalisées (participation a des concours nationaux de fanfares, victoires fréquentes dans les concours départementaux, …), la fanfare de Gilles de Retz connaît une période de déclin suite au retrait accidentel de son chef. Depuis 1961, une certaine désaffection se fait sentir au sein de la société musicale : crise qui atteint la plupart des Fanfares des années 60.

Les membres de la fanfare, sous l’impulsion de M.Chagnas, décident, à la fin de l’année 1970 de créer une formation harmonie. Elle sera entièrement créée à partir de jeunes et attirera de nouvelles recrues avec des instruments plus attractifs et permettra ainsi la création d’une « Harmonie Fanfare ».

Les cours de solfège seront donnés en remplacement de la formation empirique de la batterie fanfare.

D’abord hébergée dans les locaux des écoles privées de Machecoul, cette EDM a formé de nombreux instrumentistes dans les années 70 et 80, mais uniquement dans les disciplines « utiles » à l’Harmonie Fanfare, donc essentiellement des cuivres, des vents et des percussions.

Cette politique a connu un véritable succès avec une « Harmonie Fanfare » reconnue comme une des meilleures de son époque au niveau départemental et qui a compté jusqu’à près de 50 musiciens d’harmonie, plus une trentaine de musiciens à la fanfare.

D’abord conduites par M. Veillet puis par M. Guillonneau, l’harmonie et l’EDM ont ensuite été dirigées par M. Louvet à partir de la fin des années 80. C’est à cette époque que les enseignants deviennent progressivement « déclarés » et qu’ils sont officiellement salariés de l’association (ils étaient auparavant « défrayés » uniquement). A cette même époque, devant la difficulté croissante de faire participer les jeunes musiciens aux manifestations de type « fanfare » (kermesses, défilés commémoratifs..), l’activité de la fanfare est progressivement délaissée puis définitivement abandonnée.

Les années suivantes voient l’ouverture de classes d’instruments nouveaux, non dédiés spécifiquement à la musique d’harmonie et les années 90 confirment la mue de l’association, passée de pourvoyeur d’instrumentistes pour l’harmonie fanfare en EDM à part entière. Cette mue s’accompagne d’une professionnalisation complète de l’enseignement, mais voit aussi progressivement l’harmonie se vider de ses musiciens pour disparaître finalement dans les années 1995.

L’EDM fonctionne désormais, avec un conseil d’administration et une coordinatrice, fonction séparée de la direction d’orchestre, contrairement aux usages précédents.

Au cours de cette histoire, l’EDM a d’abord quitté les classes de l’enseignement privé pour s’installer dans l’ancienne caserne de pompiers puis finalement Boulevard des Régents, dans les locaux de l’ancienne école publique qu’elle occupe actuellement.